
La mixtape est liée à l’histoire de la cassette audio. Vers la fin des années 1980, les premières émissions de hip-hop étaient diffusées sur les radios libres : RDH, Radio 7, Radio Nova… Pour mémoriser les morceaux et les artistes qui étaient playlistés, il fallait enregistrer les émissions sur des cassettes. C’etait le support le plus accessible. Il suffisait d’appuyer sur la touche “record”. Le CD n’existait pas encore… et le vinyle coûtait cher. Alors on piquait les cassettes de nos parents et on scotchait les deux côtés pour enregistrer le Deenastyle, l’émission de référence. En général, il était difficile de connaître précisément les chiffres de ventes car les mixtapes étaient hors-la-loi ! Les DJ sélectionnaient des morceaux issus de vinyles sortis par des majors ou des indépendants et les mixaient sans autorisation pour les vendre sous le manteau, dans les boutiques. C’était illégal puisque les droits d’auteurs n’étaient pas déclarés à la Sacem. Les mixtapes étaient fabriquées par des sociétés externes, la nuit, artisanalement. La plupart des graphistes célèbres qui réalisent des pochettes de rap aujourd’hui ont commencé par dessiner des livrets pour des mixtapes. Vous avez ici une minorité des mixtapes existantes sur le marché à savoir que certaines aujourd'hui coûte des sommes folles dû au nombre limité d'exemplaire et de leur qualité de conservation jusqu'à ce jour.